Trois paradigmes de l’horreur
DOI :
https://doi.org/10.21301/eap.v11i2.2Mots-clés :
genre, horreur, Altérité, peur, numineux, conservateur, libéral, norme, status quo, anthropocentrismeRésumé
Partant de la définition de l’horreur comme genre littéraire dont l'histoire principale concerne la rencontre de l’Altérité menaçante dont l’irruption dans la réalité consensuelle et sa normalité sous-entendue crée un trouble et éveille la peur parmi les protagonistes et le public, ce travail définit trois paradigmes décisifs du genre d’horreur et cela à partir du traitement de déclencheur de la peur, c’est-à-dire de l’Altérité „monstrueuse“ en eux. Le Paradigme 1 concerne la „Peur de soi“: la racine de la peur se trouve à l’intérieur ; dans la psyché particulière, dans le soi divisé, mené par les illusions ou bien d’une autre façon peu sûre, ce pourquoi, consciemment ou inconsciemment, il est nocif pour les autres et, en dernière instance, pour soi. Le Paradigme 2 traite la „Peur des autres“: la racine de la peur se trouve à l’extérieur et concerne les autres gens et les autres créatures qui ont l’intention d’occuper un certain microcosme humain. Le Paradigme 3 concerne la „Peur du numineux“: la racine de la peur est principalement quelque part à l’extérieur, mais sa forme est amorphe, ambivalente et inconcevable. Le „monstre“ est impersonnel; il relève des forces primaires, du divin/démoniaque ; et en tant que tel, il est situé sur la frontière même de l’intérieur/ de l’extérieur. Tous les trois paradigmes avec leurs approches principales et leurs éléments constitutifs se modulent à travers deux traitements fondamentaux possibles : conservateur et progressif (libéral), ce qui offre en tout six variations fondamentales de l’horreur. Partant de la définition de John Carpenter, Robin Wood et des siennes propres, l’auteur analyse des exemples représentatifs du domaine de la littérature et du film d’horreur pour chaque paradigme et sa variation, avec un accent particulier sur la représentation de l’Altérité et de sa relation avec la norme, son impact sur le status quo, sur l’anthropocentrisme et la présence ou l’absence de fin heureuse. L’article démontre la richesse des potentiels connotatifs du genre de l’horreur et on propose une base pour sa taxonomie.
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Références
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