Bonne mort – sur l’évolution de la manière socialement acceptable de mourir
DOI :
https://doi.org/10.21301/eap.v8i1.3Mots-clés :
bonne mort, manière de mourir, ars moriendi, mort heroïque, révolution de la mortRésumé
La manière socialement acceptable de mourir est historiquement changeante. Les principales formes historiques de la bonne mort en Europe ont été présentées. La différence entre la bonne mort traditionnelle, moderne et postmoderne a été expliquée. Du fait des changements profonds des conditions réelles de la mort moyenne, la vision de la mort normale a également évolué. Les conditions et le sens de la vie imposaient également une vision de sa fin souhaitable. Autrefois la bonne mort était préparée et l’on mourait en présence du prêtre, puis l’on mourait dans les hôpitaux, alors qu’aujourd’hui la mort est encore plus isolée. La manière de mourir de la personne privée et publique a évolué de même que les manières d'en faire le deuil. Pour la politique, la bonne mort était toujours celle qui était pourvue d’un capital symbolique. La mort héroïque traditionnelle était dans bien des cultures réservée au sacrifice de la vie dans la guerre, alors que de nos jours la mort héroïque devient plus inclusive. L’utilisation politique de la mort a toujours dépendu du modèle hégémonique historique concret de la bonne mort. Le capital symbolique de la mort continue à être exploité, mais cette exploitation, tout comme la vision de la mort socialement acceptable, a été adaptée à la nouvelle complexité sociale.
Téléchargements
Références
Arijes, Filip. 1989. Eseji o istoriji smrti na Zapadu – od srednjeg veka do naših dana. Beograd: Rad.
Feldmann, Klaus. 2004. Tod und Gesellschaft - Sozialwissenschaftliche Thanatologie im Überblick Wiesbaden, VS Verlag für Sozialwissenschaften, Dostupno na: klaus.feldmann.phil.uni-hannover.de/.../klaus_feld
Hallam, Elizabeth/Hockey, Jenny 2011. Death, Memory and Material Culture. Oxford- New York: Berg.
Knoblauch Hubert. 2011. „Der populäre Tod? Obduktion, Postmoderne und die Verdrängung des Todes“. In Gross D, Tag, B. Schweinhardt, C. hg. Who wants to live forever – Postmoderne Formen des Weiterwirkens nach dem Tod, 27-55. Frankfurt: Campus.
Dostupno na: http://books.google.rs/books/about/Who_wants_to_live_forever.
Macho, Thomas. 2007. Jedermanns Tod (Kunst als Trauerarbeit). Dostupno na: http://www.festspielfreunde.at/deutsch/dialoge2007/dia01_macho.pdf
Noczynski, Ingo. 2010. Die Verdrängung und Tabuisierung des Todes. Dostupno na:http://ingo-noczynski.suite101.de/die-verdraengung-und-tabuisierung-des-todes-a86181
Stojanović, Đ. Petar. 1980. Običaji narodnog žaljenja i njihovi društveni korijeni u Crnoj Gori i Sjevernoj Albaniji. Zbornik za narodni život i običaje Južnih Slavena, knj. 48 Dostupno na:http://forum.badnjak.com/viewtopic.php?f=5&t=710&start=10
Toma, Luj-Vensan. 1980. Antropologija smrti I,II. Beograd: Prosveta.
Walter, Tony. 1994. Revival of Death. London: Routledge. Dostupno na: books.google.com › Social Science › Sociology › General
Walter, T. 2003. Historical and cultural variants on the good death. British Medical Journal (BMJ) 327: 218-220.
Téléchargements
Publiée
Comment citer
Numéro
Rubrique
Licence

Ce travail est disponible sous licence Creative Commons Attribution - Partage dans les Mêmes Conditions 4.0 International.


